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Maxime Khatsianovich : de PwC à l’accompagnement des dirigeants en tant que Directeur financier et Business partner indépendant

Portraits

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05/05/2026

Ce que je retiens

En échangeant avec Maxime, j’ai retrouvé l’essence du réseau Alumni : une communauté qui se nourrit des liens humains noués au fil des années. Son parcours illustre la force des rencontres faites chez PwC, qui deviennent ensuite des relais, des amitiés et parfois des collaborations. J’ai été particulièrement touchée par la place de la relation humaine dans un parcours professionnel, à l’heure où l’IA bouscule nos métiers. Le témoignage de Maxime rappelle que, bien au-delà des structures, ce sont les personnes et la confiance qui laissent une empreinte pérenne.

— Catherine 

Pourriez-vous revenir sur les moments forts de votre parcours chez PwC ?

Je suis resté six ans chez PwC, entre 2012 et 2018, où j’ai fait mes premiers pas en audit puis en restructuring. Trois moments ont marqué mon évolution : mon passage senior en audit, qui m’a donné une vraie autonomie ; ma mobilité vers le restructuring, avec la découverte d’un nouveau métier dans une équipe resserrée ; et enfin ma promotion au grade de manager, en parallèle de l’obtention du diplôme d’expertise comptable.

Sur le plan humain, ces années ont été très riches : l’effervescence des équipes, les séminaires, les formations à l’étranger, et même une mission chez PwC Russia à Moscou grâce à ma maîtrise du russe. Mais surtout, les liens créés avec les collègues – certains sont devenus des amis proches. En partant, j’ai vraiment eu le sentiment d’avoir clos un important chapitre de ma vie professionnelle.

Quels défis avez-vous rencontrés et en quoi ces expériences vous servent-elles aujourd’hui en tant qu’indépendant ?

Le restructuring en lui-même est un vrai défi : accompagner des entreprises en difficulté, dans l’urgence, auprès d’équipes parfois épuisées. J’ai dû trouver la bonne posture face à des interlocuteurs beaucoup plus expérimentés que moi, notamment des DAF qui attendaient de l’aide et de la structure. C’est là que j’ai appris à combiner exigence, humilité et empathie.

Ces expériences m’ont donné de la résilience et une vraie capacité à lire les situations humaines. Aujourd’hui, sans le soutien d’un logo, je m’appuie sur ces réflexes pour construire des relations de confiance, ce qui est central dans mon rôle de Directeur financier indépendant.

Quels liens avez-vous conservés avec la communauté PwC ?

Le lien est resté très fort. Sur le plan personnel, beaucoup de relations dépassent largement le cadre professionnel : voyages, week‑ends, souvenirs communs… Nous nous revoyons encore régulièrement.

Sur le plan professionnel, ce réseau est un vrai levier. Certains anciens collègues qui occupent désormais des postes à responsabilité – directeurs financiers, investisseurs, banquiers ou conseils spécialisés – me sollicitent pour des conseils ou des interventions.

Par ailleurs, lorsque j’avais la responsabilité de la fonction finance dans mon précédent poste, j’ai moi‑même fait appel à PwC car je connaissais l’exigence et la rigueur des équipes. Il y a une « maille commune » qui facilite la collaboration. C’est pour cela que je crois beaucoup au programme Alumni.

Souhaiteriez-vous partager un point de vue d’expert avec la communauté ?

Aujourd’hui, j’interviens comme Directeur financier et Business partner sur des problématiques de transformation capitalistique et opérationnelle. Cela peut prendre la forme d’un accompagnement sur des sujets de financement, de pilotage et d’organisation de la direction financière, ou d’assistance lors des projets stratégiques tels que PMI ou restructuring. J’accompagne aussi bien des start-ups en croissance que des ETI établies.

J’estime que mon principal rôle consiste à apporter du recul, à clarifier les enjeux et à aider les dirigeants à prendre des décisions dans des moments souvent clés.

Ce qui me paraît particulièrement important aujourd’hui, c’est l’évolution du rôle de l’expert. J’ai eu la chance de connaître à la fois le conseil chez PwC et l’entrepreneuriat en start‑up, et cela m’a donné envie de me positionner à l’intersection des deux mondes : la liberté de l’indépendance, la force du réseau et l’exigence du conseil.

Ce qui fait vraiment la différence, c’est la qualité de la relation humaine. Être capable d’entendre ce que la personne en face n’ose pas dire, de reformuler ses enjeux, de prioriser ce qui compte vraiment. Et, parfois, de dire « je ne sais pas », sans que cela ne remette en cause la confiance – bien au contraire.

C’est ce message que j’ai envie de partager avec la communauté Alumni : l’expertise évolue, mais la confiance et la qualité des interactions restent centrales. Ce sont elles qui permettent de traverser les transformations, de prendre les bonnes décisions et de créer de la valeur sur le long terme.

Quelles valeurs de PwC vous accompagnent encore aujourd’hui ?

Plusieurs réflexes me viennent de PwC : l’importance du réseau, la qualité de la forme autant que du fond, l’habitude de se remettre en question, et la capacité à décomposer un problème complexe en étapes claires. Ce sont des méthodes que j’utilise quotidiennement dans mon activité.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui débute chez PwC ?

Une année chez PwC vaut deux ou trois années en corporate : c’est intense, mais très formateur. Je conseillerais de développer son réseau sans artifices, d’être curieux des métiers et des personnes, et de garder une vie en dehors du travail pour tenir dans la durée. Enfin, saisir les opportunités de mobilité – à l’étranger, dans un autre département, sur des projets internes – ouvre souvent des portes inattendues.

Trois mots pour résumer votre parcours ?

Apprentissage, amitiés, maturité.


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